Les Cyanocéphales
ou cordons à cape bleu

Derniers arrivés chez moi, un couple de cyanocéphales ou cordons à cape bleu, suivi d'un second, petits exotiques d'origine africaine très sociables eux-aussi, du moins hors période de reproduction. Leur beauté me fascine, d'autant que les miens sont peu farouches. Mon premier couple est si soudé que je les surnomme Mr & Mme Velcro! Ils passent le plus clair de leur temps à se gratouiller tendrement. Mon second couple a mis 5 mois à se former réellement, la femelle rejetant le mâle trop assidu à son goût. Rien a voir avec le premier.

J'ai eu mon second couple d'oiseaux depuis octobre 2007. Ils sont arrivés chez moi en mauvaise condition physique et ont dû attendre un long moment avant de rejoindre les autres. Le mâle surtout était frustré du rejet de la femelle et j'ai dû le séparer pour qu'il la laisse en paix, afin qu'elle aussi se refasse une santé.

Mon premier couple a pondu quelques oeufs, mais sans les couver à la même époque. Hélas, une perturbation ne les a sans doute pas laisser couver. Le nid, fabriqué par le mâle seul, était assez miteux et j'ai retrouvé les oeufs cassés l'un derrière l'autre en fond de cage. Je leur offrirai au printemps des conditions optimales pour espèrer voir de petits capes bleus..

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Généralités :

Les cordons bleus (il en existe 3 espèces) ont fait parti de ces nombreux petits oiseaux exotiques aux couleurs vivent capturés en grand nombre dans la nature et expédiés ensuite en Europe ou ailleurs pour le plaisir des collectionneurs. Heureusement, ces procédés sont aujourd'hui interdits (même si l'interdiction est en grande partie dûe aux précautions prises avec la grippe aviaire).

Ces oiseaux ne sont pour moi pas des oiseaux à l'élevage facile et je ne les conseillerais pas à un débutant. Je ne compte plus les heures, certes, très agréables, passées à les observer pour voir ce qui pouvait leur manquer : cachettes de plantes artificielles, apport de nourriture vivante, fruits, disposition des branchages par rapport à ce que je découvrai de leur habitat naturel. Bref, beaucoup d'attention en ce qui concerne leur bien-être.

Différentes variétés : il existe 3 espèces de cordons bleus :

Le cordon bleu à joues rouges : le mâle est très reconnaissable, avec ses joues maquillées d'une belle tache rouge intense. Le reste du corps est d'un bleu intense, les ailes brunes.

Le cordon bleu d'Angola : qui ressemble beaucoup au cape bleu, si ce n'est que la tête du mâle est plus brune.

Le cordon à cape bleu ou cyanocéphale : ceux que je possède. La tête du mâle est entièrement bleu. Le ventre de la femelle présente un peu de blanc, contrairement aux femelles des autres variétés.

Voici une petite vidéo un peu flou au début montrant Azur, mon premier mâle.


Azur, mon mâle cyanocéphale

Comportement : les miens étant peu farouches, je pense qu'il s'agit d'oiseaux nés en France, même si un seul d'entre eux est bagué. Le baguage impliquant généralement de toucher les petits alors qu'ils sont encore au nid, ce que les cordons bleus ne supportent généralement pas du tout (ils abandonnent alors les petits), ce défaut de baguage ne signifie absoluement pas obligatoirement que ces oiseaux aient été prélevés dans la nature. Les miens sont à mon humble avis trop peu farouches pour celà. Les cordons bleus sont originaires d'Afrique. Ils apprécient surtout les zones avec des buissons bas. Ce sont cependant des petits oiseaux très vifs qui ont besoin de beaucoup d'espace par rapport à leur taille pour se sentir bien (voir volume minimum de la cage). L'idéal est une grande volière qui leur soit entièrement dédiée (prévue chez moi pour 2008).

L'hygiène, le bain : si mes oiseaux se baignent peu, ils apprécient particulièrement l'eau fraiche et s'abreuvent plus que mes autres oiseaux. Ils aiment le calme. C'est donc après les autres qu'ils s'interessent aux baignoires. Mais ils ne se mouillent en général qu'à peine. Ce qui ne veut pas dire qu'ils n'apprécient pas. Je pense quant à moins qu'étant des oiseaux ayant conservés leurs instints sauvages, ils ne se trempent pas comme mes canaris et mes moineaux au point de ne plus pouvoir voler et s'enfuir en cas de danger.

Le chant : le mâle et la femelle chantent tous les deux, d'un chant léger et agréable, mais les mâles peuvent avoir plusieurs chants très distincts (le mien fait parfois une série de trilles très particulières qui ressemblent au siflement moqueur d'un gamin !). Chaque oiseau a en fait son chant propre. Aucun de mes mâles ne chante sur le même ton ni de la même façon, ils ont chacun leus mélodies.

Ma volière étant en appartement, je ferme les rideaux chaque soir, n'ayant pas dans l'immédiat de pièce réservée aux oiseaux. Au matin, j'ai remarqué que Monsieur et Madame Cyanocéphale se saluent toujours à ce moment précis. Ils ont les plumes de l'arrière de la tête relevées en crête, et se penchent en avant en hochant la queue en rythme. Ce petit manège a lieu chaque jour le matin, et parfois à d'autres moments de la journée, où les deux oiseaux semblent vouloir montrer leur cohésion et l'harmonie du couple.


Cyane, la femelle & Azur le mâle

La parade, elle est différente : Monsieur a besoin d'un accessoire. Une brindille très fine, un morceau de ficelle ou mieux une fibre de coco assez longue fera parfaitement l'affaire. Il s'en enpare donc par le milieu, se place à côté de Madame et commence à chanter, la brindille au bec, la crête relevée, tête baissée qu'il rejette vigoureusement en arrière tout en sautillant des deux pattes sur le barreau. Madame l'admire et prend parfois la même posture qu'au matin, et se met aussi à chanter avec lui de temps en temps. C'est vraiment une très jolie parade.

Le nid : un nid en osier de la taille du poing avec un anneau pour le suspendre est ce que m'a conseillé un ami (c'est ce que ses oiseaux ont choisi, et il obtient de magnifiques résultats).

Certains auront remarqué des plantes sur mes photos : ce ne sont pas des vrais, bien sûr. Je profite de feuillages artificiels (tissu, pas carton, sans trucs qui se détachent ni fleurs avec paillette) pour créér sur les côtés de ma volière des zones où mes oiseaux jouent, vont se cacher ou s'abriter (attention à laisser un espace de vol satisfaisant). Les cyanocéphales ayant coutume dans la nature de cacher leur nid dans des buissons, c'est ainsi que je préparerai leur volière au printemps prochain. Et c'est dans une ou plusieurs de ces zones que je cacherai un ou plusieurs nids, afin qu'ils choisissent celui qui leur convient.

Les cyanocéphales n'ont cependant pas besoin d'un nid en permanence, contrairement aux moineaux du Japon. Ils dorment très bien sur les barreaux. Un nid les incitera forcément à pondre. Et là, Attention, car il y a des précautions importantes à prendre si l'on ne veut pas voir des nichées complètes mourir bêtement !

La reproduction : je n'ai tenté la reproduction avec mon premier couple qu'une seule fois. Hélas, un incident ne m'a pas permis de la poursuivre. Il y a eu cependant 3 oeufs de pondus. Je préfère avoir pris mon temps pour me renseigner au mieux de leurs besoins, plutôt que de courir à la catastrophe, étant donné la délicatesse de leur besoins. Je ne connais pas l'âge de la plupart de mes oiseaux. mais aujourd'hui, leur entente est parfaite.

Les cyanocéphales ont besoin de calme : inutile donc de tenter quoi que ce soit avec une cage dans un séjour ou une pièce avec télé ou passage fréquent. Il faut un endroit calme.

Comme pour les autres oiseaux, mais plus encore pour eux, le couple doit être seul. Par mesure de sécurité en cas d'abandon des petits, j'essaierai d'avoir un couple de moineaux qui nidifira en même temps, afin de donner une chance potentielle de survie aux poussins de cyanocéphale. Par contre, ces moineaux devront apprécier le même régime alimentaire que les cyanocéphales en période de reproduction.

Surtout, ne cherchez pas à voir ce qui se passe dans le nid ou bien à baguer les jeunes : neuf fois sur dix, les petits seront abandonnés.

Enfin, la nourriture devient absoluement cruciale. Les cyanocéphales, exclusivement granivores le reste de temps, n'élèvent leurs couvées qu'avec un apport quotidien de nourriture vivante, des insectes, bien entendu. Des vers de farine ou de petits vers buffalo font très bien l'affaire (voir le rayon pêche de certains magasins). Sans cet apport de nourriture, ils ficheront les petits par dessus bord ou les abandonneront purement et simplement. N'y voyez là aucune cruauté de leur part : dans la nature, s'ils entamaient une couvaison au moment où naissent les jeunes larves et qu'ils n'y en ait pas assez, les petits mourraient de toute façon et les parents s'épuiseraient en vain.

Si vous parvenez à avoir des jeunes, (félicitations !), sachez qu'ils sortent assez tôt du nid (une vintaine de jour à peine après la naissance), mais qu'ils mettent un peu plus de temps à se débrouiller tout seul. Il faut donc les laisser avec leur parents (même si ce sont des moineaux qui les ont adoptés).

Espérance de vie : 6 ans à 7 ans

Taille : 10 à 12 cm

Volume minimum de la cage : 80 cm de large x 40 cm de profondeur x 60 cm de haut pour un couple.

Nourriture : mélange de graines pour oiseaux exotiques, épis de millet, pâtée aux insectes une fois par semaine hors période de reproduction, fruits (pomme, abricot, banane, ...).

Quelques pages en parlent :

Le site de la SORP ,

Le site de Natacha, qui a déjà réussi la reproduction...

Le site du Club Heraultais,

Le site d'un passionné, ...

 

 

 
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