L'aquarelle
J’utilise des godets
d’aquarelle solide plutôt
que des tubes, car c’est aussi une technique très
utilisée lorsqu’on est en voyage. Il suffit
d’un peu d’eau et d’un modeste carnet
pour réaliser de sympathiques croquis en couleur
même dans des conditions un peu précaires.

Contrairement à l’acrylique,
l’aquarelle
est une technique de transparence. Il faut bien réfléchir
avant de se lancer. Le blanc n’existe pas dans
cette technique : on utilise le blanc du papier.
Je fais d’abord un
très léger croquis
de mise en place avec un crayon sec, type 2H, puis
je pose mes premières couleurs, en peignant en
premier les plus claires d’entre elles. Une fois
cette couche sèche, je pourrai apporter de nouvelles
nuances, un peu plus sombres que les premières.
Et ainsi de suite. Je « monte » les valeurs
de mon dessin, jusqu’aux teintes les plus denses.
Il faut faire bien attention : l’aquarelle ne permet
pas les « repentirs » !
On ne peut décider finalement de changer le bleu
en rouge, à moins de laver complètement
le dessin et de tout recommencer !
Il existe quelques petits
trucs pour obtenir des effets particuliers : ainsi,
en jetant quelques grains
de gros
sel sur une couche encore mouillée, on obtient
le même rendu qu’en peinture sur soie.
On peut aussi « réserver » certaines zones de
dessin avec du drawing-gum, sorte de peinture latex qui
crée un film protecteur en séchant. On pourra
ensuite le gommer délicatement.